CA SE PASSE AU HAVRE
CRIME DE LÈZE-PATRIMOINE
Les
derniers vestiges de la glorieuse époque des Transatlantiques viennent d’être
livrés aux pelleteuses. La gare maritime, située quai Johannes Couvert, avait
été construite après la guerre par l’architecte Urbain Cassan qui avait
également conçu la précédente gare inaugurée en 1935 et détruit par les allemands.
D’une conception sobre
à l’extérieur pour ne pas heurter l’esprit des havrais encore mal logés, l’intérieur
en art-déco tardif était luxueux pour accueillir les passagers
d’outre-Atlantique. Les décors sculptés étaient signés Saupique, Bourdet et
Chauvenet.
Cela faisait déjà 6 ans que le bâtiment était
menacé de destruction pour laisser place à une usine de construction
d’éoliennes off-shore. Mais personne n’a bougé pour sauver le bâtiment, même si
les éléments intérieurs comme les ferronneries de Subes, les statues de
Saupique et le haut-relief de Chauvenet ont été épargnées et feront l’objet d’expositions
futures. Que ce soit le maire du Havre, le Premier ministre (ex-maire du Havre),
l’actuelle responsable de l’Unesco ou le ministre de la culture, aucun d’entre
eux n’a levé le petit doigt pour trouver une autre solution que de réduire en
poussière ce patrimoine havrais.
CRIME DE LEZE-HISTOIRE
Le
buste de Jules Durand placé à l’entrée de la passerelle du bassin Vauban a été
vandalisé. Le syndicaliste martyr n’a plus de nez.
Cette dégradation est-elle à rapprocher de l’incendie qui
détruisit le grand homme blanc du bout du monde ? Si oui, il y aurait dans
la ville un énergumène qui en voudrait au statuaire havrais. Dans ce cas, il
faudra penser à assurer la sécurité de ces dames de l’avenue FochCA SE PASSE AU HAVRE…
…ou pas loin
JEUX INTERDITS
Dès le vendredi 29, certains ont relâché la bride du confinement pour s’adonner à des jeux interdits, même en temps normalANNIVERSAIRE
Il
y a 168 ans, le 8 juin 1852, naissait à Saint Aubin, ALEXANDRE-FERDINAND GODEFROY. Placé à 12 ans
en apprentissage chez un barbier, il se plaça lui-même à 14 ans comme ouvrier
coiffeur au HAVRE, puis à 16 ans à
Rouen. En 1869, il est ouvrier accompli à Jersey, puis à Londres. En 1879, il
part à New-York, puis à Chicago (1880) comme contremaître dans une usine de
postiches. En 1862, il est coiffeur-français, posticheur, parfumeur et
teinturier capillaire à Saint Louis où il ouvre plusieurs succursales. A 24
ans, en 1906, il crée un établissement de coiffure parfumeur à Mexico. A la fin
de sa vie, retiré des affaires, il rédigera ses mémoires.
Si ce globe-trotteur parti du HAVRE est passé à
la postérité, c’est pour ses inventions. En effet, c’est à lui que l’on doit le
premier séchoir à cheveux qu’il conçoit en 1888. C’est un séchoir à pied
fonctionnant au gaz de ville. En 1892, il invente le tout premier séchoir à
mains, l’Ambrio qui fera le tour du monde.
NDLA : Un lecteur de ce blog a noté quelques erreurs en ce qui concerne la gare maritime : Cassan est l'architecte de la Gare Maritime CGT et non celle du hangar 17 qui fût conçue par Barrière. Si les fresques intérieures sont bien dues à Saupique et Chavenet, les portes en fer forgées sont l'œuvre de Subes.








